Bien-être & prévention-santé

Ce groupe rassemblant médecins et non-médecins travaille à une approche globale de l’être humain, de la santé, du bien-être et de la prévention. Il porte divers projets parmi lesquels :

  • des formations : après un cycle de conférences sur l’alimentation et des stages pratiques réunissant naturopathie et aromathérapie, plusieurs suites sont en réflexion, en particulier une articulation entre tourisme, formations et soins de bien-être ;
  • un projet d’évaluation indépendante des produits de soins, notamment des compléments alimentaires ; ce projet tente de répondre aux conflits d’intérêts entre financeurs et chercheurs.

Un groupe interdisciplinaire rassemblant des pratiques très variées.

Les projets du groupe « Bien-être et prévention-santé » rassemblent des médecins généralistes et spécialistes, des naturopathes, des praticiens de la phyto-aromathérapie, de la médecine chinoise traditionnelle (MTC), de l’ayurvéda, des thérapies manuelles et psycho-corporelles, des énergéticiens, biologistes et pharmaciens, etc.

La compréhension réciproque a emprunté un long chemin de présentation, de séminaires, d’explication des vocabulaires différents et surtout d’expérimentations consistant en « allez se faire soigner » les uns chez les autres. Par exemple, la découverte de la somatothérapie (ou psychothérapie corporelle) et ses effets par un médecin, ou encore une séance chez la praticienne en MTC, nous tenant les mains pendant une minute, ce qui est long pour dire bonjour, et qui pendant ce temps avait pris différents pouls chinois, lui permettant de dire toute une série de choses sur nous (le patient)… restent des expériences fortes et nécessaires à une compréhension élargie.

Pendant cette période passionnante et parfois déstabilisante, il nous est apparu nécessaire de travailler à une approche globale de l’être humain, de la santé, du bien-être et de la prévention, afin de dépasser nos approches et pratiques différentes. Cette interdisciplinarité devant permettre de jeter des ponts de compréhension entre les disciplines qui se parlent peu.

Le groupe a pris conscience qu’il existe un petit nombre de « médecines globales » dans les traditions : les médecines chinoise, indienne, chamanique et occidentale (si l’on additionne depuis Hippocrate, les différentes approches et les techniques actuelles). Ces médecines communiquent très peu entre elles, notamment, car elles se réfèrent à une vision de l’Homme et du Monde qui leur est propre.

Qu’est-ce qu’une médecine globale (ou holistique) ? C’est un ensemble d’approches, de pratiques de soins, s’insérant dans une compréhension cohérente de l’être humain dans son milieu, son fonctionnement interne et externe, ainsi que ses dysfonctionnements entrainant symptômes et maladies dans toutes les dimensions de la personne.

Il s’est alors imposé d’avoir une définition courte, globale et commune de notre vision de la santé et du bien-être :

« La santé est un état d’harmonie, de bien-être général, fruit d’un équilibre dynamique et de la libre circulation de l’énergie sur tous les plans de l’être humain.

Le rôle du thérapeute est d’écouter, de soigner et d’accompagner afin que le patient devienne acteur de sa santé. L’information, la formation, la prévention et le libre choix thérapeutique sont les bases du bien-être et de la santé et optimisent les conditions de la guérison. »

Les projets

L’alimentation s’est tout de suite imposée parmi les priorités, car dans nos approches différentes, les conseils étaient souvent différents et pouvaient parfois sembler contradictoires. L’objectif de ce travail transversal visait des conseils de base compréhensibles pour les patients et reposant sur un accord entre thérapeutes.

Cette recherche a abouti à un cycle de conférences avec trois approches complémentaires d’un médecin homéopathe, d’un naturopathe et d’un praticien de médecine chinoise et indienne. Ce cycle s’est terminé par une table ronde avec débat par les trois thérapeutes au printemps été 2016.

Le « carnet de santé holistique » consiste à ajouter au carnet de santé habituel des critères nouveaux, des appréciations du patient, les effets ressentis d’un traitement dans la durée, une harmonisation des vocabulaires, etc. Ce carnet s’adresserait tant aux thérapeutes qu’aux patients. Après avoir posé des bases, cette réflexion est encore en cours.

Le projet à destination des personnes âgées dépendantes a été initié dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) pendant un an. Il a entrepris une étude avec des hypothèses de meilleur suivi et compréhension de certains symptômes des pensionnaires, dans un objectif d’améliorer la prévention. Il a été mis en arrêt faute de moyens financiers. La reprise du projet suppose une nouvelle équipe avec des moyens appropriés.

Le projet « production agricole bio – alimentation – santé » est né d’une réflexion conjointe des membres du groupe Agro-environnement et du groupe Santé. L’idée de base remonte au père de la médecine occidentale Hippocrate, dont le conseil était : « que ta nourriture soit ton médicament ». L’ambition consiste à étudier l’impact à long terme sur la santé humaine et animale d’une nourriture saine exempte de polluants. Il va de soi que cela inclut une recherche approfondie sur toutes les études déjà effectuées dans ce domaine.

Pour poursuivre, il faut trouver un chef projet compétent, un comité de soutien notamment parmi les chercheurs et un fonds d’amorçage.

La maison de la santé a germé au début des activités du groupe, avant que cette appellation ne connaisse un développement d’abord en plusieurs lieux campagnards en manque de médecins puis même en ville. Ce dispositif a rapidement été repris par les agences de la santé et cadré selon la réglementation en vigueur pour les médecins, en excluant toute collaboration interdisciplinaire entre les différentes pratiques liées à la santé.

Aussi le travail de préparation porté par plusieurs thérapeutes a rencontré trop d’obstacles règlementaires pour voir le jour en 2015 – 16. Un travail de réflexion se poursuit entre autres sur la base de modèles et pratiques dans différent pays ayant des résultats intéressants.

Projet de labo phyto – aromathérapie : souhaité par plusieurs thérapeutes, il se positionne dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. Ce projet est porté au départ par des thérapeutes praticiens, des spécialistes en plantes médicinales et huiles essentielles et des pharmaciens. L’objectif est d’offrir des gammes de produits bio de haute qualité intrinsèque avec une connaissance partagée de toutes les étapes de la filière et un contrôle stricte garantissant cette qualité. La maturation de ce projet avancera en parallèle aux autres projets du groupe Santé.

Un sous-groupe Energie et Conscience est porté par cinq thérapeutes femmes et organise des cercles d’échanges de paroles et de pratiques accueillant chaque participante dans sa spécificité et situation de l’instant. Les membres actifs de l’UA ont la possibilité de participer à un ou plusieurs cercles.

Un projet d’évaluation complète et indépendante des produits, des techniques de soins.
Ce futur organisme d’évaluation prévoit un centre de documentation destiné à fournir de l’information objective et un laboratoire d’analyse pour effectuer des contrôles. Ce projet vise notamment à répondre aux conflits d’intérêts entre financeurs et chercheurs. Suite à une campagne de financement participatif, un premier travail d’évaluation a été réalisé sur un complément alimentaire courant.

Les formations : après avoir démarré un cycle de conférences sur l’alimentation et des stages pratiques réunissant naturopathie et aromathérapie, plusieurs pistes sont en réflexion. L’UA participe à une réflexion sur l’articulation entre accueil touristique, formations et soins de bien-être, initiée en 2017 par l’Association Biovallée.